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Vulgarisation agricole pour l’autosuffisance alimentaire

vendredi 29 juin 2018
par  presBLAN2qx
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 Objectif et résumé du projet

L’ objectif poursuivi est la vulgarisation au service de la professionnalisation des agriculteurs afin de leur permettre d’obtenir un revenu correct et régulier en intensifiant et diversifiant durablement leurs productions agricoles pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.


En 2016 et 2017, des actions ont été menées pour créer dans des villages les « Neuf vitrines agricoles » qui sont des centres d’expérimentation, de démonstration et des relais de vulgarisation du développement durable en faveur des autres familles des villages concernés.

Compte tenu :

  • des résultats très satisfaisants obtenus,
  • des compétences avérées, de l’expérience acquise, des capacités techniques et de communication de l’équipe de développement composée d’un ingénieur agronome, chef de projet local et de cinq techniciens,
  • de la demande, motivation des familles des autres villages,

Il a été opportun de passer au stade beaucoup plus large de la vulgarisation agricole dans l’ensemble des 18 villages du district (population totale d’environ 23 000 habitants) pour toucher le maximum de familles (au moins 70%).

Enfants de Kélilalina

Le projet de vulgarisation agricole a démarré le 1/7/2018.

La structure a été mise au point, des outils de suivis et d’évaluation ont été élaborés et au 31/12/2018, 14 villages sur 18 sont concernés pour une population de 19 500 habitants (les 4 autres le seront en Février et Avril 2019).

Une structure efficace et performante pour un développement durable a été créée :

L’équipe de développement très professionnelle, motivée et dynamique comprend le chef de projet, ingénieur agronome, Benja Andriamanalina, une équipe de coordination et sept autres techniciens –animateurs.

Equipe Tsinjo Aina 2020

Les antennes Tsinjo Aina créées dans chaque village représentent les groupements et l’ensemble des familles ; ce sont des animateurs de proximité qui relaient le rôle des techniciens-animateurs pour démultiplier rapidement leurs interventions et avoir une présence constante

Des Comités Locaux de Développement qui servent de structures d’animation de proximité au niveau de chaque village, ont été créés et dotés de semences, volailles, porcs permettant de faire des petites vitrines de démonstration.

Les groupements de paysans ont été constitués .

Structure de vulgarisation par village

Des outils efficaces pour suivre les évolutions et évaluer les actions ont été créés pour :

  • Mesurer le taux d’adhésion des familles au projet de vulgarisation agricole.
  • Suivre les activités du CLD dans chaque village
  • Suivre les activités des groupements et des familles pour mesurer leurs évolutions socio économiques et leurs capacités à améliorer et étendre leurs activités de production et sources de revenu et leur capacité entrepreneuriale.

Des actions de sensibilisation, formation, appui-conseil, suivi-accompagnement, évaluation ont été organisées pour :

  • Constituer les antennes, les Comités Locaux de Développement et des groupements de paysans.
  • Former les agriculteurs aux techniques agricoles et à la gestion de l’exploitation.
  • Développer les capacités productives des familles d’agriculteurs par une intensification et une diversification durables des productions.
  • Mettre à leur disposition des moyens de production améliorés (semences de qualité, plants, arbres fruitiers, cheptel).
  • Renforcer la fertilisation des sols par la fabrication de compost organique et d’engrais verts.
  • Améliorer les soins et l’alimentation du bétail, principalement l’élevage aviaire et porcin.
  • Valoriser les différentes filières de production au niveau de chaque cellule familiale.
  • Étaler la production et les revenus (monétaires et non monétaires) sur toute l’année, avec des cultures de contre saison et de rente, afin de réduire la période dite « de soudure » et l’endettement chronique très important.
  • Créer un écosystème durable en privilégiant les potentialités naturelles que sont la terre et le travail.
Benja donne un cours sur la fertilisation
Volailles de Kélilalina pour les vitrines
Jardin potager
Fabrication de compost

Le programme de vulgarisation durera au moins cinq ans mais les financements sollicités sont ceux nécessaires pour deux ans seulement. En effet, à partir de 2020, l’association locale partenaire, Tino Aina, devrait acquérir l’autonomie financière pour payer les salaires de l’équipe de développement, grâce aux revenus de l’exploitation du géranium bourbon démarrée en 2015 sur les sites de Kélilalina et de Ihazolava ainsi que des autres activités génératrices de revenus.

 Bénéficiaires

Le district comprend 6 335 familles et les bénéficiaires sont les :

  • Familles d’agriculteurs
  • Associations de Jeunes qui comprendront que l’agriculture familiale est une source de revenus et de développement durable et ne seront plus attirés par l’exode rural dans les villes.
  • Enfants par le biais des cantines scolaires (créées dans chaque village qui participe à la vulgarisation) et des jardins potagers situés près des écoles.
  • Familles des villages voisins qui s’approvisionneront en cultures vivrières, volailles, œufs

Première promotion du centre de formation de Kélilalina

Des visites d’échange des pratiques culturales entre paysans malgaches sont organisées dans le district et éventuellement à l’extérieur pour renforcer les compétences de chacun et s’ouvrir à des projets novateurs ainsi qu’aux meilleures pratiques.

Des réseaux de groupement sont créés dans chaque village pour assurer la mise en œuvre d’actions communes, l’étude de projets de développement locaux dans les domaines de la santé, éducation, assainissement, eau potable, le suivi, les évaluations


 Financements

L’agence des Micros projets nous a encore fait confiance pour cette grande action de vulgarisation et a accordé 15 000 euros pour financer le projet dont le coût s’élève à presque 34 000 euros.

MERCI infiniment à l’AMP


 Avenir de ce projet

Elaboration d’un plan programme de développement local.

Les Comités locaux de développement et les réseaux de groupements seront appelés à constituer des cellules de réflexion qui se pencheront sur les grands axes principaux du développement :

  • La valorisation des ressources naturelles existantes et de la potentialité locale dont l’eau, le sol,
  • Les infrastructures de développement se rapportant à l’agriculture, au transport, à la santé, à l’éducation
  • Les problèmes fonciers, l’insécurité
  • L’hygiène et l’assainissement
  • L’accès à l’énergie et à l’électricité

 Suivi du projet : Mission Avril/Mai 2019

Lors de la mission de Chantal Blancand et Andrée Logli en Avril Mai 2019, le succès de ce projet a été constaté et la synthèse des remarques les plus fréquentes des bénéficiaires interrogés dans les villages figure ci-dessous :

  • Ils ont évolué économiquement depuis qu’ils adoptent les méthodes culturales Tsinjo Aina et la diversification des productions ; le calendrier cultural mis en place leur permettra de se développer encore plus. La culture de riz pluvial et les cultures de contre saison se généralisent au-delà des groupements officiels.
  • Ils n’achètent plus de riz et pratiquement plus de légumes.
  • Ils vendent riz et légumes et envisagent d’augmenter les surfaces cultivées pour vendre encore plus.
  • Les vaccinations des volailles se généralisent et les familles ne faisant pas partie des groupements y participent et constatent qu’il n’y a plus de mortalité.
  • Ils n’ont plus de difficulté pendant la période de soudure, ont un grenier à riz et stockent en attendant la hausse du cours.
  • Ils scolarisent leurs enfants, y compris en secondaire et parfois au lycée, ce qui était impossible avant.
  • Ils améliorent leur habitat, parfois font construire.
  • Ils font évoluer leur cheptel de volailles, porcs, zébus, et ont la capacité d’épargner et de réinvestir.
  • Ils ont la capacité de se soigner, de faire face à des coups durs tels que maladie grave, décès, avec éventuellement si besoin, l’entraide des autres familles du groupement
  • Ils prévoient, anticipent envisagent ou mettent en place des petits projets pour améliorer encore plus leurs conditions de vie.

Un petit diaporama sur la musique de Eric Manana


PLATE- FORME CAROTTES

Avec Aimée, technicien agricole, membre d’APV et Anicet nous visitons un site appelé «  plateforme carottes  » qui s’étend sur une superficie de 35 hectares réparties sur plusieurs communes.
En 2018, 50 tonnes ont été vendues dont 2 tonnes pour TA dans différentes villes : Tana, mahajunga, Tamatave, Tuléar.
Pour 35 ha, la production serait énorme, 1 750 tonnes.

Aimée, technicien au site carottes
Site carottes
Site carottes

Cette culture engendrera un très grand développement économique de la région quand la totalité des parcelles seront exploitées et remplacera la pomme de terre qui a été abandonnée en 2008 alors qu’elle était exportée à l’ile Maurice.


La vidéo ci dessous a été réalisée à partir des éléments recueillis au cours de la mission d’Avril 2019 en visitant 14 villages

https://youtu.be/39JYMoHsk04


Nous contacter
courriel : communication amitie-france-madagascar.org
ou amitie.francemadagascar orange.fr


 Bilan quantitatif du 30 juin 2019

bilan au 30/6/2019

Télécharger le document Bilan vulgarisation 30/6/2019 au format pdf Cliquer ICI


Vulgarisation agricole pour l’autosuffisance alimentaire

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